Vie SaineAssurance décès : quand faut-il y penser ?

Assurance décès : quand faut-il y penser ?

Le décès fait partie des risques inhérents à la vie. Il concerne ainsi tous les profils, indépendamment de l’âge, de l’activité, des revenus… Par ailleurs, cet événement est généralement impossible à anticiper. Il convient donc de prévoir une protection spécifique vis-à-vis de cette éventualité. L’assurance dédiée est d’autant plus utile pour les individus, actifs ou retraités, ayant des personnes à charge. 

En quoi consiste une assurance décès ?

Une assurance décès permet d’éviter les soucis financiers pouvant être causés par la disparition du signataire. En cas de décès, elle prévoit ainsi de verser un capital ou une rente aux proches de l’assuré. La prestation peut toutefois varier selon le contrat et l’assureur. Néanmoins, les consommateurs disposent actuellement d’un site pour comparer les assurances décès et trouver les meilleures offres du marché. 

Sur ce type de contrat, le montant de la prime est notamment basé sur l’âge et l’état de santé du souscripteur. Ces deux facteurs permettent en effet d’évaluer les risques de décès. Le paiement des cotisations peut ensuite être réalisé par mois, trimestre ou année en fonction des profils. Sur ce plan, les assureurs tiennent compte des souhaits et de la situation financière de la personne concernée. 

En contrepartie, la compagnie d’assurance constitue un capital qui sera reversé aux bénéficiaires du client. Ce dernier peut désigner une ou plusieurs personnes, que ce soit pendant ou après la signature du contrat. Il doit seulement le communiquer à son conseiller. En tout cas, les bénéficiaires désignés percevront un capital ou une rente, après le décès de l’assuré. 

Est-ce obligatoire ?

L’assurance décès est uniquement obligatoire pour les cadres d’entreprise. Elle est d’ailleurs intégrée au régime obligatoire d’assurance retraite et prévoyance de cette catégorie de salariés. Pour tous les autres profils, la protection décès est facultative, mais vivement recommandée. L’Assurance Maladie obligatoire prévoit également le versement de capitaux décès aux ayants droit des adhérents. Ce dispositif couvre notamment : 

  • Les salariées ;
  • Les chômeurs indemnisés ;
  • Les personnes dédommagées suite à un accident de travail ;
  • Les bénéficiaires d’une rente de maladie professionnelle (taux d’incapacité supérieur à 66,66 %) ;
  • Les assurés percevant une pension d’invalidité.

Dans ce dernier cas, le montant est fixé par décret et revalorisé annuellement selon les conditions de la pension d’invalidité. Le droit des salariés était, par exemple, de 3 472 euros en 2021. De leur côté, les retraités donnaient accès à un capital décès valant 8 % du plafond annuel de la Sécu, contre 20 % pour les salariés. Il est toutefois impossible de désigner soi-même ses bénéficiaires avec ce dispositif. 

À quel moment en prendre une ?

Il n’existe pas vraiment de moment idéal pour prendre une assurance décès. Cela dit, les assureurs prévoient souvent des limites d’âge pour ce type de contrat. Il est donc fortement conseillé de s’assurer tôt, de préférence avant la retraite. De plus, le souscripteur est libre de désigner son bénéficiaire, s’il n’est ni pacsé, ni marié, ni parent. Il pourra ainsi protéger son partenaire, ses parents, sa fratrie… 

D’autre part, les primes et les formalités ont tendance à être plus importantes pour les personnes âgées. Il en est de même pour les profils associés à un risque élevé de décès comme :

  • Les fumeurs et les individus atteints d’obésité ;
  • Les patients souffrant de pathologies chroniques et létales ;
  • Les personnes avec des prédispositions potentiellement mortelles (addiction, dépression, maladies héréditaires, etc.) ;
  • Les professionnels exerçant des métiers à risque…

En définitive, il vaut mieux souscrire une couverture décès en étant encore jeune et dans des conditions physiques optimales. Les contrats seront alors plus abordables et moins contraignants. En effet, cette situation limite significativement les exigences des assureurs et les contrôles médicaux. 

Combien coûte une assurance décès ?

Le coût d’une protection décès dépend avant tout de facteurs influant sur l’espérance de vie du souscripteur. Le montant de la prime se base également sur la nature et les modalités de la prestation. Dans les détails, le prix de ce type de contrat repose entre autres sur :

  • L’âge et l’état de santé du souscripteur ;
  • Le type de couverture : indéterminée (indemnisation sans conditions de date et de cause du décès) ou limitée (applicable sur une période donnée) ;
  • Le nombre de bénéficiaires du contrat ;
  • La valeur du capital décès ou de la rente à verser ;
  • La situation personnelle (célibataire, pacsé, marié, avec ou sans enfant…) ;
  • Le statut professionnel (salarié, travailleur indépendant, métier à risque, sans-emploi, retraité…).

À titre indicatif, un retraité sexagénaire doit cotiser en moyenne 1 000 euros annuels pour laisser un capital décès de 100 000 euros. La prime peut, en revanche, baisser jusqu’à 150, voire 120 euros par an pour un actif trentenaire.

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