En France, les problèmes d’infertilité concernent 18 à 24 % des couples. Les causes de ces derniers peuvent être nombreuses et peuvent venir de l’homme comme de la femme. Parmi les origines les plus fréquentes, il y a l’endométriose, les troubles hormonaux ou ovariens, le sperme non-fécondant et bien d’autres. La procréation médicalement assistée, avec la fécondation in vitro ou FIV est une solution efficace pour les couples infertiles. La FIV offre un réel espoir pour ces derniers de devenir parents. On en vous en dit plus sur l’étape primordiale de la préparation à une FIV dans cet article.

Comment se préparer à une fécondation in vitro ?

Afin de mieux préparer le corps à subir une FIV, il faut commencer par modifier votre mode de vie et votre alimentation. Pour cela, il est conseillé de privilégier les aliments riches en omégas-3 qui contribuent grandement au développement embryonnaire. Parmi ces aliments figurent les poissons, l’huile de foie de morue, les fruits à coques, les graines de lin et le colza. Adoptez aussi une alimentation pauvre en matières grasses et limiter la consommation de caféine et d’alcool.

Pratiquez une activité physique modérée au quotidien afin de réduire le stress et améliorer la circulation sanguine. Pour une préparation à une FIV sereine, vous devez aussi adopter un cycle de sommeil normal de 8 à 9 heures en moyenne.

Avant une FIV, le médecin peut vous conseiller de prendre des suppléments d’acide folique. Ce complément alimentaire est capital pour améliorer la santé du fœtus. Pour de plus amples informations concernant la FIV, vous pouvez vous référer directement à votre médecin traitant ou à un spécialiste.

Comment se passe une FIV en France ?

Le fait de choisir une fécondation in vitro nécessite en premier lieu de bien comprendre cette procédure. Pour cela, adressez-vous à votre médecin traitant ou directement à un spécialiste.

La fécondation in vitro comprend cinq grandes étapes : la stimulation de l’ovulation, le prélèvement des ovules, le recueil des spermatozoïdes, la fécondation et l’implantation.

Pratiquer un traitement de procréation médicalement assistée ou PMA en France exigera à la patiente de suivre un programme très spécifique. Selon la situation, la fécondation in vitro peut être pratiquée avec des embryons frais ou congelés. Deux méthodes de transfert d’embryon congelé sont aujourd’hui pratiquées en France : le transfert d’embryon congelé sur cycle naturel puis le transfert sur cycle artificiel.

Dans le premier cas, le transfert d’embryon est réalisé après l’ovulation naturelle. Le transfert sur cycle artificiel quant à lui requiert un traitement hormonal qui va favoriser la nidation de l’embryon.

Un test est d’abord réalisé afin de vérifier la réceptivité ou la non-réceptivité de l’endomètre au transfert d’embryon. Lorsque les résultats de celui-ci se révèlent positifs, les chances d’implantation de l’embryon dans l’utérus de la patiente sont très grandes.

Si l’endomètre est non réceptif, le transfert d’embryon doit alors être reporté. Soyez rassurés, le transfert d’embryon est réalisé sous échographie et dans un bloc opératoire afin de placer et de manipuler l’embryon dans les meilleures conditions. La FIV est pratiquée dans une salle stérile, à proximité du laboratoire où les embryons sont conservés.

Comment se passe une FIV en France ?
Source : Shutterstock.com

Est-ce que la FIV marche du premier coup ?

Une fois le transfert d’embryon effectué, il faudra laisser passer une période de 10 à 14 jours avant de réaliser le premier test de grossesse. La prise de sang et l’examen gynécologique devront être pratiqués à une date recommandée par le spécialiste afin de confirmer la grossesse.

En attendant cette date, sortez et reprenez votre vie habituelle comme durant la préparation à une FIV. Pratiquez du sport avec modération, détendez-vous en partant en week-end et éloignez l’angoisse. Vous maximiserez ainsi vos chances de concrétiser votre projet de fonder une famille dès la première intervention.

En France, le taux de réussite de cette intervention spéciale est évalué à 20 à 24 % des cas. Sachez que tous les embryons implantés lors d’une FIV ne deviennent pas forcément un fœtus.

Comment savoir si une FIV a réussi ?

Si la prise de sang révèle un taux d’hormone de grossesse (béta-hCG) nettement supérieur à 50 U/ml, alors la grossesse a démarré. Le taux de béta-hCG devra cependant être contrôlé plusieurs fois dans les jours suivants, pour vérifier sa bonne évolution.

Trois à quatre semaines plus tard, une première échographie devra être réalisée. Elle servira à identifier le nombre d’embryons présents. Environ 22 % des grossesses dues à cette technique sont gémellaires. Le reste du suivi, jusqu’à la naissance, sera par la suite assuré par le gynécologue.

Ces deux semaines d’attente déterminent la réussite de la fécondation in vitro. Plusieurs symptômes physiques peuvent se manifester après un transfert d’embryon. Les petites pertes de sang moins importantes que des règles sont fréquentes. Elles sont normales et disparaîtront au bout de deux ou trois jours. Ces gouttes de sang sont généralement dues à l’intervention effectuée à travers le col de l’utérus et ne représentent aucun motif d’inquiétude.

Les vertiges, coliques ou les signes de douleur dans la zone abdominale ou lombaire peuvent aussi survenir. La patiente peut aussi remarquer un gonflement ou durcissement de ses seins après l’administration d’hormones précédant le transfert d’embryons. Par contre, en cas de pertes très abondantes, d’apparition de fièvre ou de douleur persistante non calmée par les analgésiques, il est recommandé de consulter rapidement votre médecin.

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