Pour de nombreuses femmes, donner une vie est sans aucun doute un moment magique. Entre émotion et appréhension, les jeunes parents ne savent plus où se donner la tête. Avant l’aménorrhée, l’un des signes révélateurs d’une grossesse, tout un processus se déroule dans l’organisme. Qu’est-ce que la nidation ? Comment la reconnaît-on ? Existe-t-il des aliments qui permettent de favoriser la nidation ? Nous allons faire le point sur ce sujet.

Qu’est-ce que la nidation ?

La procréation est tout un phénomène. Lors de l’ovulation, il suffit qu’un spermatozoïde atterrisse dans la cavité utérine et rencontre un ovule pour former un embryon. D’une taille de 1/10ème de millimètre, l’œuf, appelé « zygote », se divise en plusieurs cellules. Puis il va migrer vers l’utérus grâce à la vibration des cils.

Au sixième jour, l’œuf arrive au stade de blastocyste. Il va ensuite se fixer sur la muqueuse utérine.  La nidation n’est autre que l’implantation de l’embryon dans l’endomètre. Généralement, elle se produit près de sept jours après la fécondation. Si la femme a eu recours à une PMA (procréation médicalement assistée), plus particulièrement à la FIV (fécondation in vitro), la nidation a lieu près de quatre jours après l’injection des embryons dans l’utérus de la future mère.

Il faut savoir que la nidation est une étape essentielle de la grossesse. En effet, elle marque le début de la gestation. Concrètement, l’embryon stimule la production de l’hormone appelée « gonadostimuline chorionique humaine » ( hCG) et l’épaississement de l’endomètre.

Sachez que le stérilet (dispositif intra-utérin) ne permet pas à l’embryon de s’implanter dans la cavité utérine. Certains problèmes gynécologiques tels que l’endométriose peuvent aussi empêcher la nidation.  Cette maladie perturbe non seulement le cycle menstruel, mais elle risque aussi de boucher les trompes. Ce qui réduit considérablement les chances de tomber enceinte. Pour cause, l’ovocyte produit par les ovaires n’arrivent tout simplement pas à atteindre la cavité utérine et rencontrer les spermatozoïdes.

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Quel aliment consommer pour favoriser la nidation ?

Si vous projetez de concevoir un bébé, sachez que l’alimentation joue un rôle crucial sur votre fertilité. Entre poissons gras, légumes et fruits, la liste des denrées bénéfiques à la procréation est longue. L’essentiel est d’opter pour un régime qui augmente les chances de tomber enceinte. L’apport en vitamines est aussi nécessaire pour favoriser la nidation.

L’acide folique, connu sous le nom générique de vitamine B9, est un des éléments essentiels pour réguler le cycle menstruel. Par conséquent, il permet de déterminer les dates probables de l’ovulation. Ce nutriment est aussi indispensable pour favoriser la nidation. En effet, il est souvent prescrit pour éviter la fausse-couche pendant les premiers mois de grossesse.

À l’instar des autres vitamines, l’acide folique est présent dans les aliments. On le retrouve par exemple dans le cresson, l’avoine, le pois chiche ou encore les épinards.

La vitamine E fait aussi partie des minéraux qui optimisent les chances de tomber enceinte. C’est d’ailleurs un minéral que l’on surnomme « vitamine de la fertilité » en raison de ses vertus éprouvées sur le processus de procréation. Selon les études, la vitamine E améliore la qualité de la muqueuse utérine. Ce qui signifie qu’elle augmente la durée de survie des spermatozoïdes.  

Cette vitamine contribue aussi à la nidation de l’œuf. Une forte teneur en vitamine E est présente dans plusieurs aliments tels que le beurre de noix, les tomates, les huiles végétales, les épinards, les papayes et les légumes verts.

Certaines recherches scientifiques ont aussi relevé que la vitamine D serait essentielle pour favoriser la nidation de l’œuf. Pour résoudre un problème d’infertilité, les médecins corrigent tout simplement la carence en vitamine D. Sachez que plusieurs aliments tels que les poissons gras, le jaune d’œuf, la viande rouge sont riches en vitamine D.

Comment reconnaître les signes de la nidation ?

Dans la plupart des cas, même si vous effectuer des actions pour favoriser la nidation, elle passe inaperçue. Mais elle peut aussi provoquer quelques signes extérieurs tels que des douleurs abdominales. Celles-ci sont similaires aux crampes provoquées par les menstruations peuvent apparaître lors de l’implantation de l’œuf dans les parois utérines. Certaines femmes peuvent aussi ressentir quelques légers spasmes à la période qui coïncide à la nidation. Dans tous les cas, ces douleurs restent modérées.

La nidation peut aussi entraîner un léger saignement. En principe, ce dernier se produit entre 7 à 10 jours après la fécondation. Ce qui peut certainement être confondu à une règle. Pour arriver à discerner ce symptôme, sachez que le saignement lié à la nidation est plus fluide et se caractérise par une couleur rosâtre.

L’apparition de perte blanche est aussi un signe récurrent de la nidation de l’œuf. Généralement, cette sécrétion est plus épaisse qu’à l’accoutumée. Dans certains cas, la nidation a lieu en dehors de la cavité utérine. Appelée « grossesse extra-utérine », cette gestation ne peut pas être menée au bout et nécessite une intervention en urgence.

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