Également appelé « dystrophie ovarienne », le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est dû à une sécrétion anormale d’hormones androgènes. Aujourd’hui, environ 10 à 15 % des femmes, entre 15 à 40 ans, souffrent de cette maladie à différents degrés. Pour des raisons encore peu connues, les ovaires de certaines femmes se dérèglent et produisent de la testostérone. Toutefois, il est possible de soigner le syndrome des ovaires polykystiques par différents traitements souvent efficaces. On vous en dit plus dans cet article.

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?

Le syndrome des ovaires polykystiques est problème que l’on retrouve une fois sur dix chez les adolescentes et les jeunes femmes.

Le syndrome des ovaires polykystiques survient lorsque le taux de l’hormone lutéinisante dans le corps ou celui de l’insuline sont trop élevés. Il provoque ainsi la production anormale d’un important taux de testostérone par les ovaires. Ce désordre hormonal peut alors entraîner d’autres troubles légers ou graves. 

Les symptômes du SOPK chez les victimes sont très variés. La plus fréquente d’entre eux s’avère être la forte pilosité, sur le visage, les aisselles et les jambes. Elle peut également provoquer une acné sévère sur le visage et parfois sur le reste du corps de la jeune femme. L’irrégularité du cycle menstruel est aussi un signe courant de cette maladie. Chez certaines femmes, il est possible d’enregistrer une surcharge pondérale avec la difficulté de perdre les kilos. Enfin, le syndrome des ovaires polykystiques peut entraîner un phénomène d’acanthosis nigricans ou de brunissement de la peau.

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?
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Quels traitements possibles ?

À ce jour, il n’existe pas de traitements médicaux spécifiques pour soigner le syndrome des ovaires polykystiques. Les traitements du syndrome des ovaires polykystiques associent la prescription médicamenteuse d’hormones à une bonne hygiène de vie. Des mesures hygiéno-diététiques sont également préconisées, car la perte de poids est un aspect important pour soigner le syndrome des ovaires polykystiques.

Un traitement hormonal peut atténuer les troubles du cycle menstruel. La pilosité et l’acné sont traitées par des anti-androgènes ou des œstroprogestatifs. Mais il est aussi possible que le médecin prescrive des crèmes anti-acnéiques.

Une alimentation équilibrée et la pratique d’une activité physique régulière vous seront bénéfiques pour vaincre cette maladie. Ils constituent un traitement non hormonal efficace qui va favoriser l’amélioration de votre bien-être. Cette hygiène de vie équilibrée vous aidera à réguler votre taux d’insuline et à garder votre cœur en bonne santé.

Le resvératrol

Le resvératrol est un principe actif naturel dont les bienfaits sont innombrables. Il s’agit d’un polyphénol, de la classe des stilbènes. On le retrouve surtout dans certains fruits comme les raisins, les cacahuètes ou les mûres. Il peut être extrait au sein de la peau des espèces de « Vitis vinifera » (Vigne), mais aussi dans son jus et même dans les pépins de raisin.

Une consommation modérée de vin associé à une bonne hygiène de vie influera bénéfiquement sur le système cardio-vasculaire. Les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires du resvératrol protègent l’organisme du vieillissement prématuré. Ils participent également à la lutte contre l’inflammation chronique.

Le resvératrol fait l’objet de recherches en vue de guérir le diabète, l’obésité, la déficience cognitive, mais aussi dans un traitement anticancéreux. Aujourd’hui, il est possible de le trouver en compléments alimentaires avec un dosage et une posologie adaptée selon le cas à traiter. Le resvératrol corrige les déséquilibres hormonaux afin de soigner le syndrome des ovaires polykystiques.

Il est toutefois contre indiqué chez les personnes enceintes, en cas d’allaitement, chez les enfants et les personnes souffrant d’hypotension. Même si aucun effet majeur n’a été rapporté, la prise de resvératrol devra toujours suivi un professionnel.

La prise d’une pilule œstroprogestative

La pilule est un des moyens de contraception le plus utilisés. Celle-ci modifie les taux d’hormones en empêchant la libération d’ovule par les ovaires. Elle peut aussi être prise dans le cadre d’un traitement contre syndrome des ovaires polykystiques.

La pilule œstroprogestative remplace le cycle naturel de la femme par un cycle artificiel très régulier. Son efficacité contraceptive approche 99 %, mais son utilisation est rigoureuse. Elle doit être consommée tous les jours, à la même heure.

La prise d’une pilule œstroprogestative
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L’amélioration de l’hygiène de vie

L’alimentation équilibrée est au cœur même d’une bonne hygiène de vie. Mais elle est aussi indispensable pour soigner le syndrome des ovaires polykystiques. Il est recommandé de favoriser la consommation de fruits et légumes frais, mais aussi réduire radicalement les aliments transformés. Vous devrez boire beaucoup d’eau et limiter les boissons gazeuses et alcoolisées.

Une bonne hygiène de vie ne concerne pas uniquement l’alimentation, le sommeil est également très important. Pratiquez la méthode des « trois 8 », à savoir, 8 heures de travail, 8 heures de sommeil et 8 heures pour soi. Cela vous permettra d’améliorer considérablement votre bien-être. Prenez soin de vous, de votre mental, mais aussi de votre peau. Ne négligez pas les activités physiques afin de favoriser la perte de poids et une meilleure santé.  

Peut-on tomber enceinte malgré cette maladie ?

Sachez que le syndrome des ovaires polykystiques est une des premières causes de l’infertilité de la femme. Les problèmes des hormones entraînant l’absence ou la rareté d’ovulation rendront difficile, voire impossible, la procréation. Les cycles irréguliers comme la longueur des cycles pouvant arriver à 40 jours sont handicapants pour les femmes atteintes de SOPK.

En revanche, ce syndrome n’induit pas nécessairement une infertilité définitive chez les femmes. Un traitement adéquat, selon le cas, pourrait permettre de rééquilibrer la production des hormones. Une stimulation ovarienne peut par exemple être prescrite pour avoir des enfants. La procréation médicale assistée (PMA) ou le drilling ovarien sont aussi des méthodes efficaces et de plus en plus utilisées.

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