Depuis une dizaine d’années, la fécondation in vitro ou FIV est entrée dans les mœurs des sociétés occidentales. C’est un moyen pour les couples ayant des troubles de fécondation ou les couples de femmes d’avoir des enfants. Mais qu’est-ce qu’on entend par fécondation in vitro ? Comment se déroule-t-elle ?   

Qu’est-ce qu’une fécondation in vitro ?

La fécondation in vitro (FIV) peut être définie comme étant une méthode faisant partie de la procréation médicale assistée ou PMA. La FIV est une procédure médicale par laquelle des ovules sont prélevés dans les ovaires d’une femme afin d’être fécondés à l’extérieur de son corps.

Selon la situation, la FIV peut être utilisée sur les ovules et les spermatozoïdes d’une femme et d’un homme en couple. Mais il est aussi possible d’avoir recours à un donneur lorsque le partenaire ne peut pas fournir du sperme.

Les ovules issus d’un don d’ovocytes peuvent également faire l’objet de ce type de procédé. Le cas échéant, le médecin peut implanter des embryons dans une mère porteuse ou porteuse gestationnelle.

Quelles sont les chances de réussite d’une FIV ?

Tous les ans, la réussite de la FIV ou de l’assistance médicale à la procréation AMP dans sa globalité est mesurée par l’Agence de Biomédecine. D’après les données de cet organisme, le taux de succès de la FIV tourne autour de 20 à 24 %. Il y a 7 000 naissances par an proviennent des fécondations in vitro, cependant, le nombre d’essais pour fécondation in vitro est limité à six.

Plusieurs facteurs sont à prendre en comptes pour augmenter les chances de réussite d’une FIV. Le premier point à considérer concerne l’âge. En effet, sur les jeunes femmes, ces techniques de procréation ont plus de chances de réussir. Contrairement à celles-ci, une femme plus âgée aura plus de difficulté à voir sa grossesse. Elles ont moins d’ovules et la qualité inférieure de ces dernières aura plus de mal à être fécondée. Cette catégorie de femmes présente souvent un trouble de la fertilité féminine, qui peut empêcher la nidation d’un embryon.

L’existence d’une grossesse précédente est également un facteur qui va augmenter vos chances de tomber enceinte. Ainsi, les antécédents de fausse couche récurrente ou un partenaire différent peuvent réduire le taux de réussite. L’état de santé de la femme est aussi en prendre en compte avant de programmer une fécondation in vitro. La présence d’une maladie comme l’endométriose peut entraîner une et interférer dans le processus de fécondation.

Avant de faire une FIV, il est essentiel pour la femme ou l’homme d’avoir des habitudes saines. L’arrêt de la cigarette, la prise de vitamines et la pratique d’exercices réguliers sont conseillés pour réussir cette intervention. Ainsi, pour se préparer à une FIV, il est important de consulter un gynécologue ayant des compétences et de l’expérience dans les procréations médicale assistée.

Quelles sont les chances de réussite d’une FIV ?

Quelles sont les étapes ?

La première étape pour faire une fécondation in vitro est la stimulation des ovaires. Elle consiste à faire un traitement hormonal, le but est de permettre aux ovaires de prendre un temps de repos et de produire des follicules de qualité.

La seconde étape porte sur le prélèvement des gamètes après 36 heures de la stimulation des ovaires. Le prélèvement est fait à l’aide d’une aiguille introduite dans le vagin. Quant aux prélèvements des spermatozoïdes, il se fait le jour de la FIV pour avoir la meilleure qualité possible.

L’étape de la fertilisation passe par la mise en contact entre des ovocytes et des spermatozoïdes dans une éprouvette contenant un liquide de culture. Les ovocytes fécondés vont devenir des embryons qui vont être transférés dans l’utérus pour terminer la procédure de fécondation in vitro.

Quelles sont les étapes ?
Source : Shutterstock.com

Quelle est la limite d’âge pour une FIV ?

À partir de l’âge de 35 ans, la fertilisation d’une femme devient compliquée en raison de la diminution de la qualité des ovocytes. À l’âge de 40 ans, le taux de réussite d’une FIV est vraiment plus faible par rapport aux jeunes femmes ayant subi la même intervention.

En France, la sécurité sociale est responsable de la fixation des limites d’âge pour la réalisation d’une fécondation in vitro. La prise en charge de l’assurance est ainsi limitée à l’âge de 43 ans, s’il s’agit de vos propres ovocytes.

Du point de vue de la science, le don d’ovocyte pour une femme est limité à 49 ans. Quant à l’homme, le don de spermatozoïde est limité à 60 ans. C’est dans des pays en dehors de l’Union européenne comme en Inde qu’on peut assister à la FIV d’une femme de plus de 60 ans. Cependant, ce genre de pratique est dangereux pour la santé de la femme et de l’enfant, surtout lors de l’accouchement.

Quel est son coût ?

En France, la FIV est reconnue comme étant un traitement médical. Il est pris en charge en totalité par la sécurité sociale. De plus, les dépassements d’honoraires seront remboursés par les mutuelles privées. Le coût moyen d’une fécondation in vitro peut aller de 4000 à 5 000 euros. Ce prix prend en comète les différents traitements, consultations et interventions à réaliser.

Il y a toutefois des techniques de FIV qui ne sont pas pris en charge par l’assurance, telle que la vitrification. Si vous faites appel à une clinique privée pour effectuer votre FIV, les tarifs seront plus élevés.

La congélation d’ovocytes est une méthode permettant de préserver les gamètes femelles pendant une longue période. La loi bioéthique autorise ce genre de procédé pour les femmes qui ne dépassent pas 40 ans. Le coût moyen de ce procédé peut atteindre facilement les 2 000 euros.

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