Ces dernières années, des recherches ont fait état d’un lien entre le cancer du col de l’utérus et le papillomavirus HPV. Ce dernier est une infection sexuellement transmissible. Plus connus sous l’acronyme HPV, les papillomavirus sont de petits virus à ADN très ubiquitaires ce qui veut dire, qu’ils sont présents dans de très nombreux tissus sur l’organisme. Retrouvez dans cet article, tout ce qu’il faut savoir sur cette infection.

C’est quoi le papillomavirus HPV ?

Ce sont des virus très contagieux. Ils sont résistants sans pour autant représenter un danger pour la santé dans certains cas. Autant les femmes que les hommes peuvent être touchés par cette maladie qui existe dans les différentes zones du monde.

Plusieurs types de papillomavirus existent et infectent la peau ou les muqueuses. Par ailleurs, ils peuvent toucher certaines zones sensibles comme les organes génitaux internes et externes ainsi que la région anale et certaines parties de la peau ou encore la bouche. Par conséquent, les manifestations diffèrent selon le type de papillomavirus. En effet, certains ne causent aucune maladie encore moins de symptôme.

Dans ce cas, ils restent dans l’organisme de manière dormante et peuvent aussi disparaitre de façon spontanée. Par contre, d’autres causent des symptômes bénins tels que des verrues sur la peau ou sur les parties génitales. Plus dangereuse, une troisième catégorie de virus représente un plus grand risque. Il s’agit des HPV oncogènes. Ces derniers causent des lésions précancéreuses ou même des cancers parmi lesquels figure le cancer du col de l’utérus.

C’est quoi le papillomavirus HPV ?

Le papillomavirus HPV signifie forcément un cancer du col de l’utérus ?

Ces infections sont très fréquentes chez notamment la femme jeune. En effet, on estime qu’au moins une femme sur deux a une fois été exposée au papillomavirus HPV au cours de son existence. De ce fait, ce virus est décelé chez 30 % des femmes âgées de moins de trente ans et chez 10 % des femmes âgées de plus de trente. Aussi, cinq années après le début des relations sexuelles, ce risque peut hausser jusqu’à 60 %. Ce pourcentage baisse jusqu’à 50 à 10 % au-delà de 40 à 45 ans.

Cependant, toutes les infections n’évoluent pas forcément vers le cancer. En effet, généralement l’organisme élimine le papillomavirus après 6 à 18 mois. Dans ce cas, il ne présente aucun risque particulier pour évoluer vers un cancer du col de l’utérus. Par conséquent, une infection chronique par certains types de cancer (HPV oncogène) est la seule cause pouvant provoquer un cancer du col de l’utérus et ce, à très long terme.

Comment détecter le papillomavirus HPV ?

Il n’est pas toujours facile de détecter le papillomavirus HPV. Quand il s’agit d’une femme, le dépistage se fait essentiellement avec le frottis. Ce dernier consiste à faire un prélèvement des cellules au niveau du col de l’utérus. C’est une opération assez rapide qui va servir à dépister d’éventuelles lésions. Ce dépistage doit être effectué, de préférence, en dehors des règles et si possible, sans avoir de rapport sexuel au cours des deux derniers jours.

Au-delà du frottis, un médecin généraliste, un dermatologue ou un urologue peut détecter le papillomavirus HPV grâce à certains symptômes visibles tels que les verrues. Le médecin examine donc la zone du corps en question pour éventuellement, effectuer un prélèvement en vue d’une analyse.

S’il s’agit d’un homme, le mieux est de consulter un urologue ou un andrologue et d’effectuer une péniscopie. Cette dernière consiste à examiner le pénis à l’aide d’une loupe binoculaire. Elle nécessite l’application d’un acide acétique qui est diluée pour détecter certains types de pathologies. En cas de doute, le médecin pourra faire un prélèvement qu’il enverra au laboratoire pour une analyse.

Peut-on soigner le papillomavirus ?

Il est tout à fait possible de soigner cette infection. En effet, le traitement dépend du sexe, de l’âge, des symptômes et aussi de leur localisation sur le corps. Comme souligné plus haut, le virus peut disparaitre de manière spontanée dans la plupart des cas. Toutefois, si le virus progresse, le médecin peut prescrire un traitement adapté. Dans ce cas, des rendez-vous à répétition seront généralement nécessaires.

S’agissant des verrues génitales encore appelées condylomes acuminés, elles peuvent être traitées de nombreuses façons :

  • les traitements physiques par une coagulation électrique ou l’utilisation du laser. Ils servent à détruire le virus ;
  • les traitements chimiques qui visent à brûler les verrues ;
  • les crèmes que l’on applique sur les zones concernées pour faire régresser les verrues. Ces crèmes peuvent stimuler l’immunité locale afin d’éliminer le virus.

Toutefois, il est important de souligner qu’aucun traitement n’est efficace à 100 %. Par conséquent, le taux de succès est en général de 30 à 70 %. Dans le cadre de cette infection, il est fréquent de voir des cas de récidive. En effet, la remarque est faite dans 30 à 50 % des cas et cela même après un traitement adapté. Il faut dire que les lésions sont hautement transmissibles. On estime à 50 % la probabilité de retrouver cette infection chez un patient dont le partenaire est infecté. Porter un préservatif s’avère nécessaire de ce cas précis.

Quant aux lésions causées par les papillomavirus à risque, elles sont moins récidivantes en comparaison à celles provoquées par les HPV bénins. De plus, elles sont en général moins transmissibles. Par conséquent, il n’est pas forcément nécessaire d’utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels. Le traitement de ce type de papillomavirus consiste à détruire les lésions à l’aide d’un laser ou encore avec une exérèse si ces lésions sont élevées. Cette ablation doit toutefois être limitée à la zone affectée.

Par ailleurs, des traitements bien adaptés et bien focalisés permettent d’éviter des risques d’infertilité ou des complications pendant la grossesse.

Comment prévenir le papillomavirus HPV ?

Certains types de papillomavirus HPV peuvent être évités par la vaccination. Dans ce cadre il existe deux vaccins sur le marché. En fonction de celui choisi par le médecin, celui-ci pourra être administré aux jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, qui n’ont pas encore entamé une vie sexuelle. Le vaccin peut aussi être administré aux femmes actives sexuellement et âgées de moins de 26 ans.

Ces vaccins agissent en déclenchant la production d’anticorps qui à leur tour, empêchent les virus de s’introduire dans les cellules de la filière génitale. Toutefois, si le virus est déjà en place, ces vaccins ne seront plus en mesure d’empêcher son développement. Il est alors important de vacciner les sujets vierges.

Comment prévenir le papillomavirus HPV ?

Attention, ces vaccins ne sont pas actifs sur tous les types papillomavirus HPV. Enfin, même s’il n’existe pas de protection parfaite contre le papillomavirus HPV, l’abstinence apparait comme un moyen d’éviter la transmission d’une infection de ce genre.

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