Très souvent, l’organisme humain est secoué par différents maux qui viennent altérer le bien-être et la santé. C’est le cas par exemple des polypes qui affectent différents organes du corps et mettent le patient dans une position délicate. Lorsque cela arrive, il est important de faire au plus vite un diagnostic afin de déterminer le traitement efficace contre le mal. Que faut-il savoir du polype ? Comment le détecter ? Comment traiter un éventuel polype ? Découvrez dans cet article, les réponses à ces différentes questions.

Qu’est-ce qu’un polype ?

Un polype est une tumeur bénigne et molle qui se développe sur les muqueuses. C’est une croissance anormale de tissus qui s’observe le long des membranes qui recouvrent les cavités naturelles. Il peut être d’origine génétique ou non. Parfois, une mauvaise alimentation ou une mauvaise hygiène alimentaire peuvent provoquer la naissance d’un polype.

Quelles sont les différentes formes de polypes ?

Il existe différentes formes de polype. Chacune d’elles se détermine en fonction de l’organe affecté. Ainsi, nous répertorions cinq formes de polype.

Le polype colorectal

Fréquent chez les personnes de 50 à 70 ans, c’est la forme de polype qui atteint le colon ou le rectum. Le polype colorectal se présente comme une lésion de taille variable. Il ne peut être diagnostiqué à l’œil nu. Bien qu’il soit bénin au début, il est susceptible de provoquer un cancer sur la durée. Les polypes colorectaux se distinguent en deux selon qu’ils soient évolutifs ou non vers le cancer. Nous avons :

  • les polypes festonnés,
  • les polypes adénomateux,
  • les polypes hyperplasiques,
  • les polypes hamartomateux.

Les polypes colorectaux se développent sur l’âge et les antécédents personnels ou familiaux.

Les polyposes digestives

Les polyposes digestives désignent la présence en nombre important des polypes sur les muqueuses du tube digestif. Elles se classent en trois catégories :

  • la polypose rectocolique familiale,
  • la polypose juvénile,
  • le syndrome de Peutz-Touraine-Jeghers.

Le premier est le plus fréquent et de transmission autosomique. En d’autres termes, la polypose rectocolique familiale est héréditaire avec dominance des chromosomes non sexuels. Elle est sensible aux polypes de l’estomac et de l’intestin grêle. Quant à la polypose juvénile, c’est l’une des polyposes rares. Elle existe également sous une forme familiale et se multiplie rapidement même si son origine reste inconnue.

S’agissant du syndrome de Peutz-Touraine-Jeghers, il est de transmission héréditaire. En général, il affecte l’estomac et l’intestin grêle. Il y a de faibles chances qu’il évolue vers une dégénérescence cancéreuse.

Le polype endométrial

Encore polype utérin, le polype endométrial est une tumeur bénigne qui sévit au niveau de l’endomètre. Il se présente sous forme d’une lésion sur la muqueuse de l’utérus. C’est la forme de polype la plus fréquente chez les femmes de 20 à 40 ans. Leur taille varie du millimètre au centimètre avec une prolifération lente.

Le polype naso-sinusien

C’est une excroissance anormale qui s’observe au niveau de la muqueuse du nez et des sinus. Le polype naso-sinusien est essentiellement provoqué par des infections, des allergies ou des troubles du système immunitaire. Il peut aussi résulter de la mucoviscidose ou d’une prédisposition génétique. Très fréquent, il peut surgir à n’importe quel âge.

Le polype cervical

Le polype cervical est une tumeur bénigne qui touche fréquemment le col et l’endocol. Généralement, on parle de polypes cervicaux. Ils affectent 2 à 3 % des femmes de 20 ans et plus. Le polype cervical peut toutefois devenir une tumeur cancéreuse.

Quels sont les symptômes d’un polype ?

En général, les polypes ne présentent aucun impact sur la santé physique des patients. Cependant, chaque forme de polype présente des manifestations particulières.

Le polype colorectal

Les symptômes sont les suivants :

  • la diarrhée,
  • les saignements rectaux,
  • des douleurs musculaires,
  • la constipation.

Ces signes préviennent de la présence d’un polype colorectal.

Les polyposes digestives

Les symptômes sont semblables avec ceux du polype colorectal. Seul un diagnostic médical peut identifier l’un de l’autre. En cas de polyposes digestives, nous recensons souvent :

  • des douleurs abdominales,
  • des saignements anaux,
  • la présence du sang dans les selles,
  • la diarrhée,
  • l’apparition des lentigos,
  • la constipation.

Les polyposes digestives requièrent un diagnostic immédiat afin de limiter les dommages.

Le polype endométrial

Puisqu’il affecte que les femmes, les symptômes sont tous particuliers. Il s’agit généralement :

  • des saignements vaginaux quelques fois post-monopausiques,
  • des menstruations irrégulières ou abondantes,
  • des douleurs au bas-ventre,
  • la fièvre,
  • la fatigue permanente.

Il est primordial de faire appel à votre médecin afin de pallier cette anomalie dans les brefs délais. Une hystérographie peut être envisagée.

Quels sont les symptômes d’un polype ?

Le polype naso-sinusien

Ici, les signes sont absolument relatifs. Ils sont essentiellement liés au nez. Nous observons :

  • une obstruction nasale,
  • la respiration difficile,
  • les éternuements répétés,
  • une perte d’odorat,
  • une sécrétion de mucus.

Quelques fois, ces signes sont accompagnés des maux de tête. Ils sont tout aussi fréquents.

Le polype cervical

Bien qu’il soit cervical, les symptômes de cette forme de polypes peuvent relever d’autres parties du corps. Nous pouvons citer :

  • un saignement vaginal anomal,
  • des douleurs musculaires fréquentes,
  • des douleurs dans le bas-ventre,
  • des douleurs pelviennes,
  • des écoulements de mucus jaunes.

Néanmoins, il faut remarquer que ces symptômes sont rares. Ils sont beaucoup plus concentrés à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Comment traiter un polype ?

Le traitement d’un polype s’effectue en fonction de l’évolution de ce dernier. Nous recensons principalement deux types de traitements. Le premier consiste en une prescription médicamenteuse afin de corriger l’anomalie. Toutefois, il ne s’agit pas du même médicament pour toutes les formes de polype. Il revient au médecin de prescrire les médicaments idéaux après un diagnostic complet.

Ce sont pour la plupart des sprays ou des antihistaminiques qui ont pour vocation la réduction ou de prévenir les polypes. Des compléments riches en calcium peuvent également être proposés. Le deuxième traitement possible pour les polypes est l’intervention chirurgicale. Nous convenons sans doute qu’un polype au stade avancé ne peut nécessiter que des mesures exigeantes. C’est à juste titre que le traitement des polypes est souvent soldé par une ablation. Cette opération se fait en fonction de l’organe affecté. Après l’ablation de l’excroissance, une analyse peut avoir lieu pour vérifier si le polype était cancéreux ou non.

En somme, le polype est une croissance extérieure qui se forme sur la muqueuse des organes précis. Bien souvent, il s’agit des organes digestifs, ceux de l’endomètre, du nez et de l’utérus. Les polypes proviennent de diverses origines et leurs symptômes sont relatifs à leur forme. Par ailleurs, leur traitement est fonction de l’état évolutif de ces derniers. Quand les polypes sont au stade initial, des apports en médicaments sont capables de corriger l’anomalie. Le cas contraire fait appel à une intervention chirurgicale.

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