Les thérapies cognitives et comportementales regroupent l’ensemble des traitements brefs auxquels recourt un thérapeute pour soigner un symptôme de mal psychique. La particularité de ces thérapeutiques réside dans leur déroulement. Depuis les débuts du 20e siècle, elles ont prouvé leur efficacité dans le monde de la médecine et surtout de la psychologie. Dans ce dossier, nous abordons les notions essentielles et les éléments importants à retenir pour comprendre ou cerner le fondement des thérapies cognitivo comportementales. Passant par leur définition et leur déroulement, nous préciserons leurs avantages ainsi que leurs différentes caractéristiques.

Les généralités sur les TCC

Que devez-vous savoir en premier sur les TCC ? Connaissez-vous leurs caractéristiques ?

Définition

Connues sous le sigle TCC ou CBT (cognitive behavioral therapy en anglais), les thérapies cognitives et comportementales constituent de brèves thérapies validées scientifiquement pour soigner les troubles psychiatriques tels que :

  • Les dépressions ;
  • Le stress constant ;
  • La boulimie ;
  • Le tabagisme ;
  • L’alcoolisme ;
  • L’anorexie ;
  • Les addictions ;
  • Les psychoses ;
  • L’anxiété ;
  • L’insomnie ;
  • Les phobies ;
  • Le trouble bipolaire ;
  • Les blocages psychologiques et bien d’autres troubles qui affectent le mental. Pour compléter cette liste, Psynergy vous renseigne davantage.

Démarche et fonctionnement

Les TCC fonctionnent sur la démarche de la médecine fondée sur les faits. Leur caractère scientifique se justifie par une thérapie basée sur les connaissances exactes. Les protocoles standardisés constituent le socle des TCC que doit respecter tout thérapeute dans le suivi de son patient. Les thérapies cognitivo comportementales se démarquent des autres types de traitements dans la médecine parce qu’elles agissent uniquement sur les problèmes actuels du patient. Autrement dit, les TCC se définissent comme une brève thérapie qui se concentre sur les symptômes du patient au moment de la consultation (ici et maintenant) pour proposer des exercices spécifiques. Ces derniers portent sur les interactions entre pensées, émotions et comportements dans le but de soigner les désordres ponctuels.

Bref historique des TCC

À l’origine des TCC, plusieurs théories ont émergé depuis le 20e siècle. D’abord, plusieurs auteurs établissent un lieu entre l’approche cognitive et le stoïcisme du philosophe Epictète. Ce dernier définit les troubles mentaux comme les représentations que les hommes fabriquent des choses. Cela implique que la pensée ou les idées que nous tenons sur les choses peuvent nous nuire. Pour soigner cela, le philosophe propose d’affronter ces représentations troublantes avec des exercices cognitifs qui émanent de chaque individu.

La thérapie comportementaliste plonge ses arguments dans le réflexe du chien de Pavlov. Selon cette célèbre expérience, chaque fois que le chien entend un son de cloche, il sait qu’il doit manger. Ce son déclenche donc son appétit. Cela prouve que le comportement déclenche un certain conditionnement chez l’animal, mais aussi chez l’Homme. De même, les tenants de cette théorie affirment qu’on peut recourir à ce conditionnement en répétant les bons comportements qui soignent un trouble psychologique. Par exemple, un enfant qui a peur de quelque chose peut être guéri dès lors qu’on l’expose à l’objet de sa phobie pour ensuite l’amener à vivre une merveilleuse expérience juste après cette exposition. La répétition de la bonne expérience l’aidera à ne plus considérer cette phobie, mais plutôt à voir uniquement la récompense.

Les années 60 ont connu la fusion de ces deux théories qui ont donné naissance aux thérapies cognitives et comportementales.

Les caractéristiques des TCC

Les TCC se caractérisent par certains éléments essentiels à savoir :

  • Les protocoles connus et fixés pour chaque traitement ;
  • La considération uniquement des causes actuelles du trouble psychologique et non des causes antérieures ou à venir ;
  • La preuve scientifique de la thérapie que doivent approuver les professionnels de la psychologie scientifique ;
  • Le suivi et l’évaluation du changement durable du comportement traité ;
  • La description objective des procédures de traitement afin que leur reproduction par d’autres thérapeutes pour des patients ne pose aucun problème aléatoire.

Déroulement des TCC

Les traitements cognitvo comportementaux obéissent à un mode précis dans leur déroulement.

La méthode utilisée

Les TCC visent à corriger les pensées et les désordres psychiatriques par l’apprentissage de nouveaux comportements qui vont agir sur le mental. Si le patient ne se trouve pas dans une bonne disposition pour révéler ses troubles ou en parler, ceux-ci peuvent durer toute une vie sans porte de délivrance. Pour cela, la méthode utilisée engage le patient à suivre les exercices pratiques afin d’agir efficacement sur les pensées nocives et adopter les comportements positifs espérés. L’enjeu des TCC réside dans l’engagement de la personne qui doit suivre les recommandations du psychothérapeute. C’est donc une relation collaborative entre les deux. C’est important de préciser que les TCC peuvent se dérouler en individuel ou en groupe.

Le diagnostic

Cette étape reste capitale parce que les troubles mentaux ne se soignent pas au hasard. La démarche scientifique le réclame ou l’impose. La consultation du patient va permettre de :

  • Déterminer le problème dont souffre le patient ;
  • Évaluer les circonstances dans lesquelles ce trouble s’est installé ;
  • Connaitre les éléments qui l’ont déclenché ;
  • Chercher les facteurs qui maintiennent le mal ; etc.

Le psychothérapeute remplit à cet effet plusieurs grilles et finit par mesurer la portée du trouble. Cela va permettre plus tard à évaluer l’efficacité du traitement pour savoir si la profondeur du trouble a diminué. C’est au cours de ce diagnostic que le professionnel va définir avec le patient les objectifs spécifiques à atteindre pour mettre de l’ordre dans ses émotions, pensées et comportements.

Le remède

En général, la prescription d’une ordonnance pharmaceutique renvoie à l’achat de produits médicamenteux. Mais ici, le patient bénéficie d’une liste d’exercices à réaliser pour changer ses anciens comportements au profit de tous nouveaux. Selon le rythme et le problème de chaque patient, le médecin ou le psychologue ou le professionnel qui intervient dans le domaine aide le patient à connaitre réellement son trouble par :

  • L’observation ;
  • L’analyse.

Et à le soigner par :

  • L’imagination ;
  • La mise en situation d’exercices ou de tâches à réaliser.

Les exercices permettent l’obtention de résultats progressifs. Ils constituent la partie capitale du contrat thérapeutique. Un réajustement des tâches peut survenir selon l’assimilation ou pas du patient.

L’évaluation des résultats

Le psychothérapeute doit évaluer quantitativement le changement de comportements de son patient. C’est un suivi régulier qui permet de remarquer l’amélioration de l’état de santé de la personne et surtout de maitriser les symptômes. Grâce à sa démarche scientifique, une TCC garantit à fort pourcentage un meilleur taux de réussite. L’indicateur de ce succès s’étudie en comparant la ligne de départ et la ligne d’arrivée en fin de traitement.

Les avantages des TCC

En plus de leur efficacité, les TCC vous offrent plusieurs avantages. Elles restent un domaine en perpétuelle évolution grâce aux nouvelles perspectives et nouvelles technologies de traitements. Les exercices proposés sont souvent accompagnés de cure médicamenteuse pour accélérer la guérison surtout dans le cas des dépendances à l’alcool, au tabac, etc.

Un changement à coup sûr

De simples traitements ne peuvent pas vous aider à changer des comportements profondément enracinés dans votre mental. La force des TCC réside dans le fait qu’elles agissent de façon concrète sur le trouble du moment. Chaque brève thérapie porte sur la modification des habitudes anciennes qui dérangent. Vous mettez fin aux dépendances en quelques semaines. Un autre avantage des TCC, elles ne vous prennent pas une éternité. Leur durée se confond au rythme du patient et à son engagement. Les cas de prolongation de durée des traitements relèvent des situations exceptionnelles.

Source : https://www.ameli.fr/seine-et-marne/assure/sante/themes/toc/traitements

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