Avoir un enfant est un choix et un souhait de nombreux couples. Mais il arrive que ces derniers aient des difficultés à réaliser ce vœu. La cause de leur infertilité peut autant venir de la femme ou de l’homme. Afin de faire aboutir leur souhait, le couple peut aujourd’hui se faire aider par la médecine. Parmi les méthodes utilisées, il y a l’AMP ou l’assistance médicale à la procréation. Comment cette procédure permet-elle d’optimiser les chances de tomber enceinte ? On vous en dit plus dans cet article.

Qu’est-ce que l’assistance médicale à la procréation ?

Également appelée « procréation médicalement assistée », l’assistance médicale à la procréation (AMP) est une des techniques médicales utilisée pour favoriser une grossesse. Environ une naissance sur trente est aujourd’hui possible grâce à l’AMP. Celle-ci comprend plusieurs méthodes :

  • L’insémination artificielle,
  • La fécondation in vitro ou FIV,
  • L’accueil d’embryon.

Tous ces procédés consistent à manipuler les spermatozoïdes et/ou les ovules pour aboutir à une fécondation. Ces gamètes sont préparés dans une zone stérile telle que le laboratoire. Dans le cas de l’insémination artificielle, des spermes sont fraîchement recueillis afin d’être traité pour être injectés directement dans l’utérus. Cette méthode est souvent réalisée le jour de l’ovulation afin d’augmenter ses chances de réussite. Les spermatozoïdes vont ensuite remonter naturellement vers les trompes où ils rencontreront les ovocytes. La fécondation est ainsi naturelle.

La fécondation in vitro ou FIV est quant à elle une procédure de fécondation effectuée en laboratoire. Elle permet la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes pour former un embryon dans une boîte de culture. La conception est faite hors de l’utérus et elle est strictement surveillée par les médecins. Par la suite, un ou plusieurs embryons sont alors introduits dans l’utérus.

L’accueil d’embryon est une pratique courante dans le cas d’une infertilité chez l’un des conjoints dans un couple. Il s’agit généralement des embryons congelés in vitro par des couples donneurs. Un couple désireux d’être parent pourra ensuite en bénéficier. Une fois l’embryon soigneusement décongelé, il est implanté dans l’utérus par l’équipe médicale.

La congélation d’ovocytes est un pratique préconisé pour préserver des ovocytes en vue de programmer un cycle d’assistance médicale à la procréation. Cette technique est souvent effectuée par les femmes sujettes à l’endométriose.

Source : Shutterstock.com

Quelles sont les conditions pour l’AMP ?

Faire appel à une assistance médicale à la procréation afin de tomber enceinte est désormais soumis à des règles strictes. Les personnes souhaitant procéder à l’une de ses techniques doivent remplir des conditions encadrées par les dispositions du code de la santé publique (articles L2141-1 à L2141-12).

L’AMP s’adresse en premier aux couples présentant une infertilité. Les troubles de fertilité féminine peuvent en être la principale cause. Après 35 ans, sa capacité reproductive diminue, réduisant les chances de tomber enceinte. Les lésions de la trompe de Fallope ou tubo péritonéal peuvent aussi empêcher la nidation d’un embryon. Il arrive aussi que certaines maladies freinent la réalisation de la grossesse. Il peut s’agir du cancer, du diabète ou le plus souvent de l’endométriose. Une femme ne doit pas dépasser ses 43 ans afin de respecter les conditions de santé nécessaire à procréer.

Selon le code de la santé publique, l’assistance médicale à la procréation (AMP) peut être accordée aux couples mariés, pacsé ou en concubinage depuis au moins deux ans. En revanche, les couples hétérosexuels, tous les deux vivants et en âge légal peuvent être assisté médicalement pour une procréation. Par contre, ils doivent présenter les preuves de leur vie commune.

Un projet de loi sur la bioéthique prévoit toutefois l’extension de cette autorisation. Si celui-ci aboutit, la PMA pourra être autorisée aux couples de femmes homosexuelle ou aux femmes seules.

Quelles sont les démarches ?

Avant de se lancer dans une intervention médicale à la procréation, il sera nécessaire de consulter un médecin ou un spécialiste en la matière. Plusieurs entretiens seront à programmer afin de discuter des motivations du couple. Différents examens de santé devront être effectués afin de permettre à l’équipe médicale de définir la technique adaptée et avantageuse.

Le couple sera ensuite informé sur le déroulement de la procédure, mais surtout sur les risques et les chances de succès de l’AMP.  Après une période de réflexion, le couple pourra mettre par écrit leur approbation et commencer leur projet d’avoir un enfant. Dans le cas où la PMA nécessite un don de sperme, la procédure est souvent plus longue. En effet, les donneurs n’étant pas très nombreux, il arrive que la liste d’attente soit très importante.

Lorsque le projet est initié, une préparation à une assistance médicale à la procréation sera indispensable. Ces mesures prépareront la patiente afin d’augmenter les chances de réussite de l’intervention médicale.

Le couple a le choix entre plusieurs établissements pour procéder à une AMP. En France, il existe des centres d’aides spécialisés composés par une équipe médicale spécialisés. Sachez que cet acte est entièrement pris en charge par l’assurance-maladie. Par contre, la femme devra avoir moins de 43 ans et que la technique soit effectuée dans un centre agréé.

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Quelles sont les chances de succès ?

Les chances de succès sont extrêmement variables d’un couple à un autre. Elle concerne environ 20 % des tentatives et la grossesse ne se produit que pour la moitié des couples ayant effectué une PMA.

Toutefois, l’assistance médicale à la procréation reste efficace. La méthode qui a le plus de succès reste la fécondation in vitro avec un taux de 22% de réussite. Vient après la fécondation artificielle puis l’insémination artificielle. En dernier recours, le transfert d’embryon congelé enregistre 14 % de chance de réussite.

Le nombre d’enfants conçus par assistance médicale à la procréation augmente légèrement depuis 2009, passant de 2,6% en 2009 à 3,3% en 2017. L’agence Biomédecine estime qu’un peu plus d’un enfant sur 30 est issu d’une AMP.

Néanmoins, chaque corps étant différent, il est impossible de prévoir la manière dont chacun va réagir à une assistance médicale à la procréation. Certaines personnes devront effectuer plusieurs tentatives avant une grossesse, tandis que d’autres peuvent tomber enceinte au premier essai.

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